LES REVES,
les comprendre et les diriger
par Marc-Alain DESCAMPS
Comment faire pour que nos nuits soient plus belles que nos jours ?
Il faut commencer par retrouver un bon sommeil, sans somnifères,
puis apprendre à s’endormir à volonté,
vaincre ses insomnies et se rendormir rapidement.
Il n’y a pas de vie heureuse sans un bon sommeil.
Les rêves constituent la moitié de notre vie.
Mais il faut d’abord apprendre à se souvenir de ses rêves.
Certains rêves nous troublent et l’on veut savoir ce qu’ils
signifient.
Un rêve qui revient et dont on ne connaît pas le sens
est comme une lettre qu’on n’ouvrirait pas.
On ne peut plus laisser les enfants vivre avec des cauchemars à répétition
.
Il existe des méthodes simples et gratuites pour s’en débarrasser.
On peut aussi se soigner par ses rêves
et surtout y trouver un guide, de l’inspiration et de l’intuition.
Les rêves sont une source de créativité extraordinaire.
Les psychanalystes ont assez interprété les rêves, il
est temps de les changer.
Ce livre donne les méthodes pour accéder au rêve lucide
et aborder le rêve-éveillé.
Il offre un voyage initiatique à travers les formations traditionnelles
de maîtrise des rêves.
1. PRESENTATION DES REVES
Le rêve est une autre vie qui accompagne toute notre vie.
Il ne nous quitte pas de la naissance à la mort.
En fait, le rêve occupe plus de la moitié de notre vie.
Mais il ne suffit pas de la nuit car le rêve, de plus, déborde
sur la vie diurne.
Notre humeur du matin vient des rêves.
Les découvertes scientifiques récentes font donc du rêve
un objet d’étude scientifique nettement déterminable dans
les laboratoires de rêve de chaque grande université. Et elles
nous montrent que le rêve est plus important que le sommeil.
Rêver est vital pour l’homme. Les expériences de privation
de rêve n’ont jamais pu être prolongées bien longtemps.
Les reptiles (serpents, tortues, lézards...) ne rêvent pas. Le
rêve commence avec la thermorégulation, c’est-à-dire
avec les oiseaux et les mammifè-res. Les pigeons ne rêvent que
quelques secondes par nuit et les chats 6 minutes toutes les demi-heures. On
voit bien quand un chien ou un chat rêvent pendant leur sommeil.
Pourquoi donc le rêve a-t-il une telle importance vitale pour les hommes
et les animaux ?
Pour Freud, nous rêvons parce que nous avons un çà. Le rêve
s’explique en termes de réalisation, de soulagement, de compro-mis
et de symbolisme. Nous rêvons des désirs de notre çà
que nous ne pouvons pas réaliser dans la réalité. Le rêve
a donc une fonction de soulagement, il calme le çà à peu
de frais. Le rêve est donc le processus névrotique commun à
l’humanité tout entière.
Ces thèses de Freud trouvent une confirmation dans les travaux récents
de Jouvet. Il est en effet possible de détruire chez les animaux le centre
inhibiteur des mouvements pendant les rêves. Ces animaux agissent alors
littéralement leurs rêves et l’on peut donc savoir à
quoi ils rêvent. Les mammifères, de ce point de vue se divisent
en deux : les chassés et les chasseurs. Les chassés, herbivores
ou granivores, consacrant beaucoup de leur temps à se nourrir, dorment
peu et rêvent encore moins (5 0/o de leur temps de sommeil). Les chasseurs,
carnivores, se nourrissent rapide-ment, ont un sommeil long et profond, avec
une part de rêve plus importante (20 à 30 %). Leur type de rêve
est tout à fait opposé. Par exemple, les rats et les souris rêvent
de fuites alors que les chats rêvent d’attaques.
Pour comprendre quelque chose aux rêves, il faut commencer par admettre
qu’il en existe plusieurs catégories. En réalité,
il en est des rêves comme du chant : il y a des nuls qui ne peuvent pas
chanter, des amateurs qui ont plus ou moins de voix et qui chantent plus ou
moins faux et ceux qui ont appris à chanter et qui ont développé
leur voix, comme toute les célébrités de l’Opéra
de Caruzzo à Pavoretti. De même pour le rêve, les exercices
transforment les rêves et les transforment en songes ou visions de vérité.
Nous commençons par distinguer trois catégories de rêves
:
les mauvais, les nuls et les bons.
1. Les mauvais rêves sont les cauchemars.
Le critère du vrai cauchemar est qu’il vous réveille
et que l’on se sent angoissé après, en ayant parfois du
mal à reprendre ses esprits.
2. Les nuls sont les rêves ordinaires, ceux que l’on a toutes les
nuits et qui ne parlent que de ce que l’on fait tous les jours. Ce sont
rêves d’occupation ou de préoccupation, des rêves de
l’em-brouillamini quotidien. Il s’agit des réminiscences
banales de ce que l’on a fait la veille.
Nous ferions volontiers une catégorie intermédiaire entre les
nuls et les bons avec les rêves psychanalytiques. Lors d’une psychanalyse,
ou de certaines psychothérapies analytiques, les rêves vont changer
et devenir de plus en plus profonds et révélateurs. Le patient
en effet rêve pour son analyste, grâce au transfert. Et peu à
peu vont apparaître des rêves profonds, bien construits et symboliques.
Ils vont jalonner la cure, en marquant ainsi ses princi-pales étapes.
3. Les bons rêves doivent se nommer des songes, en français correct.
Ce n’est pas pour rien qu’en français nous avons deux mots,
les rêves et les Songes,
2. COMMENT COMPRENDRE SES REVES ?
1. Pouvoir se souvenir de ses rêves
Pour retrouver le souvenir de ses rêves, de nombreuses règles peuvent
être données.
- Les aimer. Tout est là. La règle générale est
que pour retrouver le souvenir de ses rêves, il faut leur attacher la
plus grande importance. S’y intéresser, s’en occuper, les
écrire, les dessiner, les raconter, s’en inspirer. On doit être
plus préoccupé de ses rêves que des soucis de la journée.
2. Comprendre ses rêves seul avec son journal de rêves
Au bout de cent ou de mille rêves sur le nocturnal, on peut commencer
à faire des analyses de contenus et des pourcentages. Et c’est
une première manière de comprendre ses rêves, accessible
à tous, sans psychanalyste. Les pourcentages sont parlants par eux-mêmes
et on ne peut pas les nier. Les détails ne comptent pas, il ne faut retenir
que les grandes catégories.
3. Les explications psychologiques.
Une chose est sûre il n’est pas facile du tout de comprendre ses
rêves.
Parce que le sens est évident, mais c’est justement ce que nous
refusons.
Il faut souvent se faire aider par un bon spécialiste.
Le rêve est un message complexe de la plus haute importance. C’est
un appel au secours de notre personnalité obscure, de notre inconscient
qui veut être compris. Alors souvent il se répète et envoie
des rêves récurrents ou répétitifs qui sont chargés
d’un sens, à décrypter de toute urgence.
Un rêve répétitif qui n’est pas compris est comme
une lettre que l’on n’ouvrirait pas.
Un rêve est un message si complexe qu’il ouvre des couches de sens.
On explique un rêve comme on pèle un oignon, couche après
couche.
4. Les explications psychanalytiques
Puis les chercheurs vont se centrer sur le sens, qui leur apparaît essentiel.
1. Freud. Le grand mérite de Freud est justement d’avoir compris
l’im-portance du sens du rêve. D’abord le rêve est le
gardien du sommeil, il est le produit d’un esprit qui fonctionne mal et
adopte la première explication qui arrive pour ne pas avoir à
se réveiller.
De plus, « tout rêve est la réalisation d’un désir
ou d’une crainte ». Le plus souvent les rêves sont obscurs
car codés. Il convient alors d’interpréter un rêve
avec patience et nuance, car il n’existe pas de clés des songes,
au sens fixé comme dans un dictionnaire, où une image signifierait
pour toujours la même réalité. Tout dépend du contexte.
2. Lacan. Lacan va rendre encore plus savante l’interprétation
des rêves. « L’inconscient est structuré comme un langage
». On y utilise la métaphore, la métonymie,
le rébus, le jeu de mots. Le jeu
de mots ou calembour (Witz) est très souvent la clé de l’interprétation
des rêves. On le retrouve dans la première forme de publicité
que sont les enseignes médiévales.
3. Jung. Le principal apport que JUNG ajoute à l’interprétation
des rêves est une pleine conception positive et valorisante. Il redonne
au rêve toute sa valeur. Il en fait une production saine qui peut s’élever
aux plus hauts niveaux de l’inspiration et de la création.
4. Le sens unique du rêve est dans l’inconscient du rêveur.
Lui seul le sait, mais il ne peut le dire puisqu’il l’a travesti,
aussi l’interprétation d’un rêve se fait à deux. Pour comprendre ses rêves,
on a besoin d’un psychanalyste. Le rêveur possède seul le
secret du sens de son rêve, mais il ne peut l’admettre. Il va donc
le dire, mais au milieu d’un tas d’autres choses. Et la clarté de sa
révélation frappe le psychanalyste par son évidence. Il
va doucement et prudemment le souligner en le lui retournant plu-sieurs fois,
jusqu’à ce que des recoupements successifs forcent le rêveur
à bien admettre sa vérité. D’ailleurs si les deux
n’ont pas trouvé aussitôt le sens de ce rêve, l’inconscient
va s’en charger et provoquer par la suite un autre rêve qui sera
le sens du précédent.
Par conséquent, les Dictionnaires des symboles, Encyclopédie de
vos rêves et autres Clés des Songes sont de peu d’utilité. Malheureusement,
combien d’onirologues et autres mauvais psychothérapeutes auto-proclamés,
ne se servent que de ces livres ou de quelques lectures et en plus veulent gagner
leur vie comme interprète de rêves !
5. Les amplifications des rêves.
On peut interpréter le rêve, mais on peut aussi le jouer et le
développer en le considérant comme un point de départ.
L’idée selon laquelle chaque élément du rêve
représente une partie du rêveur autorise une autre façon
de comprendre le rêve en l’amplifiant.
1. La gestalt-thérapie.
Cette méthode a été très efficacement développée
par Fridriech Perls dans sa technique de Gestalt-thérapie. Puisque le rêve émane du rêveur, il est tous les personnages et
les objets de son rêve et ne doit pas être abusivement réduit
au personnage qu’il a choisi d’incarner dans son rêve.
2. Le Rêve-éveillé
Il s’agit d’une réalité originale, intermédiaire
entre le rêve et la rêverie. Le sujet est dans une position de détente,
le plus souvent allongé, relaxé, les yeux fermés. Mais
il ne dort pas.
Dans le rêve éveillé, la personne, comme dans la rêverie,
ne dort pas mais, en plus, raconte sans arrêt à son analyste ce
qu’elle voit. Cela peut commencer comme une rêverie mais très
vite devient un rêve où la personne perd le contrôle de son
scénario. Les images s’enchaînent toutes seules, elle ne
sait plus ce qui va arriver. La personne laisse son inconscient s’exprimer
et mener le scénario de l’histoire.
Il s’agit d’une invention considérable due à Robert
Desoille (1890-1966) qui a compris combien cela pouvait être psychothérapique
et salvateur en permettant « de dire sans dire ». Les conséquences
de cette psychanalyse à la française sont considérables,
dans la théorie et dans la cure qui est plus active, plus courte et plus
universelle.
Le travail en rêve éveillé se développe pour commencer
sur quatre dimensions :
a. Il y a d’abord l’apprentissage technique du déplacement
dans l’espace imaginaire. La mise en marche dans toutes les directions
de son espace intérieur est une opération de déblocage
des ressources profon-des et de découverte de sa liberté intérieure. Le patient
se déplace comme il vit et vit comme il se déplace.
Avancer devant soi dans son rêve, c’est se débloquer dans
la vie, se mettre en route.
b. Le second apprentissage est celui du niveau de conscience original du rêve
éveillé. Il suffit de se laisser aller pour l’atteindre.
C’est on ne peut plus aisé : il suffit d’accepter sa fantaisie.
Le laisser-aller ne peut s’établir que dans un monde où
tout est possible. Lorsque ce charme cesse et qu’il se reprend, il n’en revient
pas. Une histoire, inconnue de lui, a été dite par son inconscient
et cela a un sens. Et le plus stupéfiant est que cette histoire, lorsqu’on
l’interprète en commun, révèle son être le
plus profond. Il a trouvé la voie royale pour communiquer avec lui-même
et pour un jour atteindre l’Eveil.
c. La troisième dimension de la cure est le retour et l’affrontement
des images personnelles négligées ou refoulées. Chez chaque
être humain, les peurs et les difficultés ont pris
la forme d’images bien précises. Toutes ces images grouillantes d’horreur
sont constam-ment repoussées au fond de l’inconscient. Ce sont
elles qui ali-mentent périodiquement nos cauchemars. Dans la
cure rêve-éveillé, le climat est quand même plus sécurisant
que celui des cauchemars nocturnes puisque l’on est pas seul. L’analyste,
auquel on a accordé sa confiance, vous sécurise. Et il va apprendre
au sujet à regarder en face des images si effrayan-tes, peu à
peu et avec précaution. Petit à petit leur charge affective s’allège,
les images négatives se raréfient et les rêves sont plus
apaisés.
d. La cure par le rêve éveillé comprend enfin une transformation
initiatique par le revécu de l’aventure légendaire et mythique
de l’humanité. En effet, ces images inconnues, jamais venues à
la conscience habituelle du rêveur, vont se lier et s’apparenter.
Et le tout va constituer un thème, analogue à une histoire ou
une construction filmique plus longue qu’un rêve nocturne, puisque
le sujet va le raconter pendant une heure et parfois le poursuivre de séance
en séance. Et ces thèmes produits spontanément par chaque
personne vont parfois retrouver les grandes histoires des mythes, des légendes
et des contes du pays.
Avec l’aide de son analyste on apprend ainsi à contrôler
ses rêves et ce qui se fait assez facilement lors de cette cure nous a
donné l’idée : ne serait-il pas possible d’en faire
autant avec ses rêves et cauchemars de la nuit pour les transformer en
songes et visions de vérité ? Comment passer du rêve-éveillé
au rêve lucide ?
3. COMMENT DIRIGER SES REVES ?
Les psychanalystes ont assez interprétés les rêves,
il est temps maintenant de les changer,
pour faire en sorte que nos nuits soient plus belles que nos jours.
1. Comment se réveiller à l’heure désirée
?
Bien des personnes incapables de s’endormir à volonté peuvent
cependant se réveiller à l’heure fixée. Il y a une
certaine attitude à trouver et après cela se fait tout seul.
2. Comment s’endormir à volonté ?
S’endormir à volonté veut dire sans l’aide (?) des
somnifères et drogues sopo-rifiques ou hypnotiques. Nous présentons
plusieurs méthodes graduées …
3. Comment stopper ses insomnies et se rendormir ?
L’essentiel est de ne pas rester dans son lit à se retourner sans
cesse, comme une carpe hors de l’eau.
4. Comment obtenir un rêve lucide ?
Il est bien évident que cette méthode pour transformer ses rêves
ne peut être suivie qu’après avoir assaini ses rêves,
soit tout seul ce qui n’est pas facile, soit par une psychanalyse, menée
jusqu’à son terme. Il faut commencer par assainir ses rêves
avant de prétendre rêver à volonté.
Il est possible de réaliser en rêve que l’on est en train
de rêver : c’est ce que l’on nomme « le rêve lucide
» ou rêve conscient. Soudain on prend conscience que l’on
est en train de rêver et l’on rêve en sachant que l’on
rêve.
Ceci est le premier degré : introduire la conscience dans son rêve.
Alors tout devient possible et c’est tous les mécanismes de l’esprit
qui vont peu à peu passer du stade vigile de la journée éveillée
au stade du rêve dans le sommeil. La première fois, c’est
un instant merveilleux qui crée un choc percutant dont on se souvient
toute sa vie. Il semble que quelque chose se brise dans le coeur, lorsqu’on
décide de vaincre sa peur.
5. Les Songes
Ses critères sont :
1. Il vous a réveillé et on s’en souvenu aussitôt
2. Il vous a rempli de joie pour toute la journée et après
3. Il était clair, sans aucun des codages de la psychanalyse
4. Il était lumineux, ses couleurs étaient éclatantes et
intenses
5. Il montrait des choses extraordinaires et enthousiasmantes
6. Il reste dans votre mémoire pour toute la vie, on ne l’oublie
jamais
6. Les visions de vérité
Nous pouvons en détailler bien des catégories :
1. les songes de beauté.
2. les songes de puissance.
3. les rêves prémonitoires.
4. les réponses de l’inconscient.
5. les rêves créatifs.
6. les sorties hors du corps.
7. les visions à distance et les rencontres de guides
4. LES VOIES TRADITIONNELLES
Il ne nous reste plus qu’à étudier les plus grands témoignages
en ce domaine et la recherche contemporaine. Cette revue est absolument indispensable,
car chaque voie a exploré un aspect et peut nous apprendre beaucoup.
Chacune l’a fait selon son histoire, sa sensibilité, son orientation
et en les étudiant nous pouvons nous découvrir plutôt apparenté
à l’une d’entre elles. Après l’avoir choisie
il nous sera possible désormais de travailler dans la direction préférée.
La revue qui suit va être pour vous un voyage initiatique au tour de la
terre.
1. Hervey de Saint-Denys (1822-1892)
Hervey de Saint-Denys est un extraordinaire parisien qui a trouvé la
voie tout seul à treize ans.
Il nous révèle que, fils unique et élève solitaire,
il a été élevé par un domestique et un précepteur.
Il devait rester assis à son bureau sous peine de recevoir un nouveau
travail, alors à treize ans, pour tromper son ennui, il se mit un jour
à dessiner et colorier son rêve de la nuit.
2. Les expérimentateurs du rêve lucide
1. Van Eeden. Frédérik Van Eeden a tenu un journal de rêves
depuis 1896 jusqu’en 1913 (au moins). Il distingue neuf sortes de rêves:
2. Peter Demianovitch Ouspensky (1874-1947), mathématicien et psychologue,
a écrit sur les différentes sortes de rêves.
3. René Daumal (1908-1944) est un autre disciple de Gurdjieff par l’intermédiaire
d’Alexandre de Salzmann. Mais il semble avoir découvert tout seul
et auparavant les techniques de maîtrise des rêves. Il les indique
dans le troisième et dernier numéro de sa célèbre
revue Le grand jeu en 1930: 4. Olivier Fox (Hugh Calloway) donne des indications
intéressantes pour atteindre le niveau des rêves lucides
et il distingue quatre ni-veaux :
5. Les chercheurs contemporains
- Mary Arnold-Forster a été orientée vers la même
voie du rêve par le fait que son père et sa mère faisaient
déjà des rêves lucides.
-Charles T. Tart, dans son livre si important, Altered states of consciousness,
indique comment il a expérimenté ces différents types de
rêves.
- Bien d’autres expérimentateurs ont progressé dans la maî-trise
des rêves : Novalis, Jean-Paul Richter, Gérard de Nerval, Whitman,
Nietzsche, Myers 1887, Yves Delage 1920, Brown 1936, Moers-Messmer 1938, Nathan
Rapport 1948, etc.
- De même, Ullman et Stan-ley Krippner expérimentent sur la télépathie
par les rêves au Maimonides Medical Center de Brooklyn (U.S.A.).
- Kilton Stewart a eu l’occasion d’étudier la maîtrise
des rêves des Sénoïs avant guerre.
6. Les chercheurs américains.
- David Foulkes et Mary Lloyd Griffin du Mental Health Institute de Géorgie
, Rosalind D. Cartwright du Centre médical presbytérien Saint-Luc
à Chi-cago ... Karle, P. Garfield, Woldenberg etc.
- Le plus sérieux semble être le travail de maître-rêveur
présenté par R. Corrier du Center for Feeling Therapy de Los Angeles
et J. Hart de Centre de Consultation et de Recherche en psycho-thérapie
de Montréal.
- Stephen LaBerge, docteur en psychophysiologie a développé un
laboratoire du rêve à l’Université de Stanford.
7. Les recherches actuelles
- Christian M. Bouchet a fait sa thèse de doctorat d’état
à Paris en 1985 sur le « Rêve lucide »
- Pierre R. Etévenon a dirigé le laboratoire d’électrophysiologie
des rêves de l’hôpital psychiatrique Sainte-Anne à
Paris et mené différentes recherches sur les états de conscience
3. Les songes de l’Antiquité
1. Les songes thérapeutiques d’ESCULAPE
A l’époque hellénistique, il existait 420 temples d’Esculape. Les premiers médecins Hippocrate et Galien étaient
tous les deux des prêtres d’Esculape.
2. Artémidore d’Ephèse, oniromancien
L’incendie de la bi-bliothèque d’Alexandrie a été
une catastrophe en nous coupant de toute la tradition gréco-romaine.
Heureusement dans le domaine du rêve, nous n’avons pas ce regret
car nous avons pu conserver l’Onirocriticon (dit « clef des songes
») d’Artémidore d’Ephèse. Ce dernier interprète
itinérant des rêves, ou oniromancien, du deuxième siècle
de notre ère, fait dans son livre la synthèse de tous les travaux
de ses devanciers et présente l’interprétation de 3.000
songes. La maîtrise des rêves n’était pas uniquement
utilisée par les Grecs pour obtenir des guérisons miraculeuses,
elle servait aussi à la voyance et aux prédictions et oracles.
4. Les rêves autour de la Méditerranée
1. Platon. Platon (- 429. – 347) traite aussi de manière très
précise et très expérimentée des conditions pour
arriver à contrôler ses rêves et à les purifier. Il
montre qu’il connaît le complexe d ‘ Œdipe et le viol
de tous les tabous qui est le désir essentiel du ça, mais il indique
aussi comment s’en délivrer par l’analyse, la réflexion
philosophique et la méditation.
2. Aristote. Aristote (- 384. – 322), élève de Platon a
écrit un livre sur les Rêves où il reconnaît l’existence
de rêves lucides : « souvent quand on dort, il y a quelque chose
dans l’âme qui dit que ce qui apparaît est un rêve ».
Sa connaissance va donc bien au-delà du Cantique des Cantiques de la
Bible « Je dors mais mon cœur veille » et du sommeil des nourrices.
Il semble le premier à s’intéresser au rêve lucide.
3. Xénophon, cet autre disciple de Socrate écrit que dans les
songes l’homme approche le plus de la vérité. L’âme
atteint alors le niveau le plus haut de connaissance, la scientia intuitiva,
qui permet en transcendant le temps d’avoir la vision de l’avenir.
4.L’Egypte. Le songe d’incubation est une pratique aussi connue
en Egypte qu’en Grèce. Il existait bien des lieux renommés
pour leurs cures miraculeuses par les songes thérapeutiques.
5. La Mésopotamie. Le rêve divinatoire et le rêve d’incubation
sont une pratique constante dans les royaumes de Mésopotamie, Sumer,
Mari, Gudea, Ninive, l’Assyrie, Babylone, la Chaldée, depuis Sumer
en 3000 avant notre ère, jusqu’à Assurbanipal l’Assyrien
(VIème siè-cle) et le roi chaldéen Nabonide (VIe siècle).
6. Les Hittites. L’attitude des Hittites est religieuse : l’homme
ne peut rien y faire, il ne le peut que par la grâce divine : «Si
le dieu de l’orage demande autre chose en réparation qu’il
me le fasse savoir par un songe... Ou, si la peste règne à la
suite de quelque faute, puissè-je le savoir par un songe ou un oracle
».
7.Les Juifs. Le rêve d’incubation est aussi pratiqué par
les Juifs. La bible le décrit ostensiblement en plusieurs occasions:
« Israël partit avec tout ce qu’il possédait. Arrivé
à Bersabée, il offrit des sacrifices au dieu de son père
Isaac et Dieu dit à Israël dans une vision nocturne... » (Genèse,
46,1). « Le roi alla à Gabaôn pour y sacrifier, car le plus
haut lieu se trouvait là. Salomon offrit mille holocaustes sur cet autel.
A Gabaôn, Yahvé apparut la nuit en songe à Salomon... »
(1, Rois 3,5; voir aussi Il, Chroniques, 1,7). « Lorsque Salomon eut achevé
de bâtir le temple de Yahvé... Yahvé lui apparut en songe
une seconde fois comme il était apparu à Gabaôn »
(1, Rois 9,2). De même, Jacob ayant passé à Bethel la nuit
la tête appuyée sur une pierre sacrée ou bétyle,
eut son rêve de l’échelle (Genèse, XXVIII, 10), etc.
8. Les Romains. Les Romains ont toujours été intrigués
par les rêves dont parlent Cicéron ou Lucrèce. Mais c’est
Saint Augustin qui dans une lettre de l’an 415 raconte le long rêve
d’un médecin carthaginois, Gennadius, qui voit un jeune homme.
La nuit suivante, il lui apparaît en lui demandant où il l’a
déjà vu : «Hier en rêve. Comme cette nuit, tu rêves
et voies les yeux fermés. Ainsi en sera-t-il après ta mort. ».
D’où parlait-il ?
9. En Gaule. Un texte transmis par Tertullien, indique que les Celtes venaient
passer la nuit auprès des cendres de leurs héros, pour en recevoir
les oracles. La coutume de l’incubation et de l’obtention de songes
divinatoires ou thérapeutiques a donc été répandue
dans toute l’Europe. Elle a même persistée chez les Sardes
et en Autriche jusqu’au dix-neuvième siècle. Elle était
pratiquée au Portugal dans le nord, aux sanctuaires rupestres de Panoras.
5. Les Amérindiens
1. La voie des rêves de Carlos Castanéda
La transmission la plus détaillée qui ait jamais existé
nous est donnée de la voie du « rêve » par Castaneda
selon les enseignements de Don Génaro et Don Juan Matus. Une place exceptionnelle
doit être accordée aux Indiens Yaquis du Mexique. Sa liaison avec
la réforme de sa vie est montrée avec précision et ce qui
nous est présenté est véritablement vertigineux.
2. Les Sioux. Les connaissances des Indiens Sioux furent révélées
en 1947, dans la réserve de Pine Ridge, au Dakota du Sud (U.S.A.), par
Héhaka Sapa, la tête de Wapiti noir. A la fin d’un cycle, les connaissances
peuvent être révé-lées au grand jour.
3.Les Algonquins. Vivant de la chasse et de la pêche dans les forêts
de l’Ontario de l’Ouest, à l’écart des Blancs,
ils avaient encore gardé leurs traditions. Là aussi la cérémonie
du jeûne de puberté a lieu entre dix et quinze ans, pendant six
à dix nuits.
4.Les Mohaves. Le rêve a une telle importance pour les Indiens Mohaves
que Kroeber (1925) a appelé la culture mohave une culture onirique. Rien
de bon ne peut arriver, ni aucune capacité, ni aucun pouvoir véritable
ne peuvent être acquis sans un rêve approprié, ou songe (
rêve de pouvoir) et non un rêve ordinaire.
5.Les Iroquois. Avec les Maricopa du Colorado, ce sont ceux sur lesquels nous
avons des renseignements anciens.
6. Les Hopis. Les Indiens Hopis sont des communautés d’agriculteurs
sédentarisés sur les plateaux désertiques de l’Arizona
où, lorsqu’il y a de l’eau, ils peuvent cultiver le maïs.
Le songe est pour eux un type de pensée, acte par lequel le Corps de
Souffle de l’individu explore les mondes intérieurs et extérieurs.
6. Les Sénoïs, peuple du rêve
La culture des Sénois, fondée toute entière sur la maîtrise
des rêves, est pour nous un exemple exceptionnel.
Les Sénoïs, qui sont un des derniers grands peuples mystérieux,
vivent dans une jungle impénétrable dans les montagnes de Malaisie.
A notre connaissance, il n’existe aucun livre ni même article écrit
en français sur le peuple du rêve, ce texte étant le premier.
Les aborigènes sont maintenant dans les Wild Life Reserves dont la plus
importante est le parc national du Taman Negara, à partir duquel on peut
remonter en pirogue des rivières comme la Temberling ou la S. Tahan.
Les Sénois se trouvent dans le massif montagneux du Gedong Tahan, le
plus haut de Malaisie avec 7 174 pieds.
Dès que nous avons entendu parler des Sénoïs dans notre jeu-nesse,
nous avons eu envie de les rencontrer. Mais cela ne nous a été
possible que durant les étés 1979 et 1980. Nous avons pu visiter
ainsi plusieurs de ces centres de regrou-pement, dont le plus célèbre
était Kampong Gombak sur la rivière de même nom. Et malgré
cette acculturation forcenée là et dans la jungle des montagnes,
nous avons pu rencontrer des «maîtres du rêve», des
sorciers Halaaq ou des guérisseurs Pawang d’une incroyable gentillesse
et ayant toujours reçu la formation traditionnelle. A partir de maintenant nous n’allons plus décrire que leur mode
de vie et leur culture traditionnelle, car les Sénoïs n’existent
plus en tant que peuple isolé et libre, ils ont été «
civilisés » et se sont fondus dans le prolétariat urbain
de Kuala Lumpur et de Malaisie …
7. Les pratiques du rêve chez les autres peuples traditionnels.
On ne peut que regretter la disparition des Sénoïs en tant que peuple
libre et organisé, mais leurs techniques du rêve sont en réalité
celles de toutes les sociétés traditionnelles.
On les retrouve dans tout le continent asiatique.
- Bitard (1959) note que les Kha et les Pnong, des populations autochtones des
provinces orientales du Cambodge, « rêvent sur commande »
et se font guider par leurs rêves (c’est-à-dire leurs songes)
pour toutes les circonstances importantes de leur vie.
- Il en est de même dans le Nord-Vietnam
- Au Cambodge il existe toute une ancienne littérature sur la transformation
des rêves.
- La même culture du rêve se retrouve dans toute l’Indonésie,
comme nous avons pu le voir de Sumatra à Bah et dans toutes les populations
tibétaines de l’Amdo ou du Yunnan (les Akha, les Lahu …).
- Il s’agit en fait d’un savoir primordial bien connu des aborigènes
australiens; leur vie et leur culture reproduisent leurs rêves. Tout tourne
autour du rêve qui est le fondement de tout. Toute l’Australie a
été modelée par les grands esprits totémiques dans
le temps primordial qui est le temps du Rêve (dreamtime).
8. Les rêves du Taoïsme en Chine
1. La tradition chinoise
Il existe une longue tradition chinoise de travail par le rêve. La
tradition chinoise taoïste oppose constamment les rêves subis, passifs,
reçus ou rêves ordinaires et les rêves provoqués, volontaires ou rêves
extatiques ou songes.
2. Les techniques secrètes
Pour arriver à ce niveau de « rêve » de nombreuses
techniques ont été transmises.. On le présente actuellement
en Occident dans le cadre du Tantrisme taoïste. Mais il peut s’agir
aussi d’éveil de la Kundalini.
9. Les rêves dans l’Islam et chez les Soufis
1. L’Islam
Il conviendrait de traiter d’abord des rêves chez les Arabes …
2. Les techniques sufis
Aussi, l’inspiration mystique s’est opposée dans l’Islam
à la religion officielle liée au pouvoir et s’est refugiée
chez les Sufis. Il a existé, et il existe encore, des lignées
et des confréries (tariqah) dans tous les pays musulmans.
Un enseignement sufi de ce type a été donné en Europe par
Pir Vilayat Inayat Khan. Il faut passer par bien des états pour obtenir le mode
de conscience transcendentale, puis archétypale et enfin cosmique. Le
rêve est l’une des voies d’accès.
3. Nature et réalité du monde des rêves
Ces enseignements sont très proches du yoga, mais sont fondés
sur les réflexions et les recherches de tous les grands sufis. Ils ont
établi leur pratique de rêve vécu sur la doctrine du monde
des images (‘Alam al-Mithal).
10. Le Yoga des rêves aux Indes
1. La mystique comparée
Dans cette direction, mon instinct m’a poussé vers la voie du rêve
dans le yoga pour éviter les archétypes sado-masochistes de notre
culture occidentale. Elle fut choisie de préférence à celle
du Zen, le récit des vies de tous ces moines japonais ayant atteint le
satori montrant que cela ne les a ni remplis d’amour ni rendus plus bienfaisants.
2. La psychologie du yoga et sa confirmation scientifique
A. Les trois états de conscience
Le yoga distingue plusieurs états de conscience dans lesquels vit l’humanité.
B. Les mouvements oculaires
La science contemporaine s’y joint en nous révélant la liaison
entre l’activité mentale et les mouvements oculaires.
En plus ce yoga des yeux a des actions bénéfiques sur la vue et
sur les troubles de comportement. Les exercices pour améliorer sa vision
ont souvent été repris par exemple par Huxley ou dans le «
Bates system » et dernièrement il acquiert une confirmation scientifique
et une célébrité avec l’EMDR (Eye-Movement Desensitization
and Reprocessing). Cette nouvelle méthode, mise au point en 1980 par
Francine Shapiro en Californie dans l’école de Palo-Alto, s’est
répandue dans le monde entier
3. Yoga-nidra Yoga-nidra est le yoga du sommeil éveillé. Il ne
faut pas le confondre avec le rêve,
4. La maîtrise des rêves dans la littérature des Indes
De nombreux textes de la littérature de l’inde profane ou sacrée
traitent du sommeil subtil, des rêves provoqués, des rêves
parallèles, de voyages hors du corps pendant les songes, de songes d’illumination,
de la méditation dans les rêves, etc.
11. Les rêves du Bouddhisme
tibétain
Les lamas tibétains viennent révéler un certain nombre
de techniques supplémentaires pour obtenir la maîtrise des rêves.
Elles étaient restées secrètes longtemps parce qu’elles
sont très puissantes, donc ne doivent être appliquées qu’au
moment opportun sous la conduite d’un instructeur qualifié.
1. L’observation des rêves se trouve dans le livre Tamrin de Tson-gkhapa
(1357-1419),
2. Apprendre à méditer. Bien d’autres méthodes existent,
leur effet général est triple. D’abord, le disciple n’a
plus que des rêves purs (il a délivré ses rêves et
lui-même de la haine, du sexe et de l’égoïsme). Puis
il perd l’illusion du rêve et atteint le niveau des rêves
lucides. Enfin, au troisième degré, il ne rêve plus que
ce qu’il veut quand il le veut.
3. La maîtrise des rêves. Le livre tibétain du yoga des six
doctrines (Chos-drug) de l’école Kargyupa des Bonnets Rouges, consacre
sa troisième section à la maîtrise des rêves.
Enfin, il faut méditer sur « ça » qu’est l’état
de rêve, alors
se met à luire la Claire Lumière dont l’essence est le Vide.
La Claire Lumière est la nature fondamentale de l’esprit.
On retrouve toutes ces étapes dans la vie de Milarepa qui devint maître
de ses rêves.
4. Le livre des morts tibétains (Bardo thôdol). Les lamas tibétains
ont développé une extraordinaire science de la mort : ses étapes,
la dissolution des différents éléments et de nos divers
constituants, les périodes intermédiaires avant une nouvelle renaissance,
dans le Bardo, le pays des cieux et des enfers produits par soi-même.
Le lama parle à l’esprit du défunt pour le guider dans ce
monde de la réalité intermédiaire pendant sept semaines.
«Quand l’expiration aura cessé, l’aube de l’état
intermédiaire se lèvera pendant environ une demi-heure. Puis vient
la période du chikhai qui dure en moyenne quatre jours. Tu entres maintenant
dans la Claire Lumière fondamentale et tu vas être face à
face avec elle. Si tu la reconnais, tu seras libéré. Si tu ne
l’as pas reconnue, la Claire Lumière secondaire va se lever environ
une demi-heure après. Alors tu recouvreras ta lucidité et reconnaîtras
que tu es mort. Tu pourras voir ton ancien corps et tout ton entourage mais
tu ne pourras pas être perçu par les humains. Tu as le corps brillant
d’illusion (maya-rupa) qui est le corps d’esprit … ».
L’essentiel est de reconnaître que ces êtres ou objets ne
sont que des projections de son inconscient, les reconnaître comme tels
vous en délivre. Les enfers ne sont que des cauchemars plus consistants.
5. METHODE SYNTHETIQUE
Après avoir terminé ce voyage initiatique et retrouvé
les principales voies de maîtrise des rêves, il est de la plus grande
urgence d’en extraire un méthode unique qui soit la synthèse
de ce qu’il y a de meilleur dans ces différentes méthodes.
SIMPLE ET PRATIQUE, elle se fait en deux étapes : d’abord assainir
ses rêves, puis les transformer en songes.
Pour transformer ses rêves en songe.
1. La programmation. La programmation est la grande technique moderne
2. MILD. La technique américaine MILD (mnemonic induction of lucid dream)
pour l’induction mnémonique des rêves lucides
3. L’ensemencement. Une des techniques les plus douces et les plus efficaces
…
4. Les appareils à rêver. Bien des appareils ont été
vendus pour engendrer des rêves lucides.
5. Se rendre sensible à l’insolite pour induire des songes lucides .
6. Les rêves prélucides. Les rêves préparatoires peuvent
être des songes de puissance, particulièrement le songe de voler
dans les airs.
7. La méditation. La technique souveraine est évidemment la méditation,
qui est l’assise silencieuse immobile. La méditation donne la paix
de l’esprit et le contentement du cœur.
CONCLUSION
La découverte du rêve lucide va être de la plus grande
importance pour la psychologie comme pour la philosophie. Elle va permettre
d’autres découvertes et peut-être de grands changements dans
la science et dans notre vie.
Pour cela il faut commencer à s’interroger sérieusement
sur les raisons du rêve : pourquoi rêvons-nous toutes les nuits ?
Pour les philosophes, il faut pousser l’interrogation plus profondément
et se demander : pourquoi l’homme est-il programmé pour rêver
?
Ainsi le rêve lucide, après nous avoir fait échapper à
l’illusion des enfers de notre inconscient, peut nous délivrer
de l’illusion sensorielle pour découvrir la réalité
suprême et donner l’expérience de l’Eveil.
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Pour plus de détails lire
:
Les Rêves, les comprendre et les diriger
Editions Dangles, 2006
Marc-Alain Descamps
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